Depuis le début du procès du Rio-Paris,
le cas d'Air Caraïbes apparaît comme un élément central pour mieux appréhender ce qui a pu se passer dans le cockpit du vol AF447 d'Air France en juin 2009. Lors de l'été 2008, la compagnie antillaise a connu, coup sur coup,
deux cas de givrage simultanés des tubes Pitot sur ses Airbus A330-200, équipés de sondes Thales AA (les mêmes que celles de l'AF447), dont l'un d'entre eux a perdu ses indications de vitesse pendant deux minutes et trente secondes. L'équipage s'en est sorti sans dommages, en grande partie grâce au sang froid de l'un des ses commandants de bord, également instructeur, ce qui lui vaut aujourd'hui d'être largement cité en exemple par les diverses parties du procès : les uns pour dire qu'il fallait un talent exceptionnel pour se sortir d'une telle situation, les autres pour affirmer que le focus sur la trajectoire et l'application de la procédure permettaient de parer à cette situation.
L'audition de François Hersen, ancien président d'Air Caraïbes Atlantique, l'entité long-courrier du groupe, était donc très attendue...
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la première semaine de
la deuxième semaine du procès de
la troisième semaine. Bonne lecture,
Léo Barnier.
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